Toro...

« Ma propre observation des vaches et des taureaux pendant des heures est le témoignage des gens du campo qui racontent ces histoires parfois exagérées, ces anecdotes souvent embellies, m’ont inspiré ces quelques fragments de l’élevage du taureau, de ces 5 années de mystère. »

Le contact quotidien du taureau en liberté m’enrichit depuis douze ans. Mais j’ai une dette envers lui.
Il mérite de lui redonner un peu du protagonisme qu’il est en train de perdre dans la corrida moderne. Car c’est bien le taureau qui est l’élément fondamental de la tauromachie. La langue espagnole est d’ailleurs sans équivoque : une arène est une plaza de toros (place de taureaux) et aller à une corrida se dit ir a los toros (aller aux taureaux).

Question de contexte
et d’éducation.

La corrida extraite de son contexte historique, écologique et culturel est difficilement défendable. Il est légitime qu’un néophyte se heurte à de nombreuses zones d’ombres face à sa simple existence. Cruauté, combat inégal, souffrance physique d’un animal presque sans défense, mise en spectacle indécente de la mort de l’animal ou de l’homme, … sont des arguments logiques dans sa prise de position de personne désinformée des choses taurines. La corrida n’est pas une manifestation politiquement correcte dans notre société moderne qui cherche sans cesse une amélioration des conditions de vie humaine et animale.

 

Eté 2004, lancement, Beaucaire, Coquemard,
Septembre 2004, signature Librairie « La boutique des passionnés», Arles
Mai 2005, signature Librairie « Goyard », Nîmes